Le prix du silence : combien coûtent vraiment les élus de Noisy-le-Sec ?

24 877 € chaque mois. 24 877 € prélevés sur vos impôts. 24 877 € pour rémunérer une majorité qui cumule les mandats, maximise les indemnités et atteint systématiquement les plafonds légaux. Du maire à 69 354 € annuels jusqu’à l’élue fantôme qui perçoit 7 000 € sans jamais siéger : 93sang30 révèle le classement complet des indemnités. Combien perçoivent nos élus de la majorité à Noisy-le-Sec ? Combien gagne le maire de la ville ? Quels sont les élus les mieux lotis dans notre commune. C’est une enquête inédite que vous propose 93sang30. Une vue d’ensemble des rémunérations brutes annuelles totales des élus municipaux de Noisy-le-Sec pour l’année 2024, incluant les indemnités municipales et les mandats externes. Et il y a des surprises ! Pour le sérieux de l’enquête, il est à préciser que ces indemnités publiques proviennent de données officielles.

La chanson Sarrrabeyrouse et moi cartonne sur TikTok, téléchargez-la gratuitement sur 93sang30.com

🎵 SARRABEYROUSE ET MOI
Intégralité des paroles de la chanson, écrite par François Duarté

Parodie citoyenne
PAROLES  : François Duarté

La mairie tourne à grande vitesse
Les promesses fondent sous mes yeux
Sarrabeyrouse danse, nous oppresse
Il cumule sans rougir, c’est honteux

Ma taxe foncière me brûle les mains
À Noisy-le-Sec, je perds le nord
Ses indemnités battent leur plein
Et son bilan manque encore (soupir)

Chaque euro me coûte un peu de moi
Sa mandature n’en finit pas
Sarrabeyrouse et moi, seuls dans le flou
À Noisy-le-Sec, on perd le coup

Je paie, je vote, je perds ma foi
Sarrabeyrouse et moi
Sarrabeyrouse et moi, valse immobile
Son train de vie, mon budget fragile
Même mes espoirs ont froid pour moi
Sarrabeyrouse et moi

Sarrabeyrouse et moi

Sarrabeyrouse et moi

Production 93sang30

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Le conseil rit de ma détresse
Les délibérations me transpercent
Ses cumuls filent en finesse
Comme un mandat sans promesse

J’entends ses discours se répéter
Un tract de plus pour survivre
À Noisy, je voulais la vérité
Mais la transparence me fait souffrir

Les comptes piquent mes yeux
Le bilan est trop creux

Sarrabeyrouse et moi, seuls dans le noir
À Noisy-le-Sec, plus aucun espoir
Je paie, je vote, je perds ma foi
Sarrabeyrouse et moi, Sarrabeyrouse et moi

Sarrabeyrouse et moi, cumuls en furie
Mon quartier s’enfuit, ma ville aussi
Même mes impôts ont froid pour moi
Sarrabeyrouse et moi

Si je m’abstiens, est-ce que je compte ?
Si je vote, est-ce qu’il m’entend ?
Si je vote, est-ce qu’il m’entend ?

L’indemnité grimpe, il n’a pas honte
Puis se cumule encore et encore
Noisy-le-Sec

J’en ai marre
Je veux juste savoir où passe mon fric

Sarrabeyrouse et moi, au bord du jour
Mars 2026 approche lentement
Je suis Noiséen, j’attends mon tour
Sarrabeyrouse et moi, plus pour longtemps
Sarrabeyrouse et moi, encore un peu
Puis le scrutin viendra, c’est sûr
Dans l’isoloir, les yeux furieux
Sarrabeyrouse et moi

…Sarrabeyrouse et moi
Sarrabeyrouse et moi
À Noisy-le-Sec, cette fois,
c’est nous qui décidons.


Communiqué du 13 janvier 2026

SORTIE DU CLIP «SARRABEYROUSE ET MOI»

Il fut un temps où la presse locale osait interroger le pouvoir. Où les élus rendaient des comptes autrement que par des communiqués autosatisfaits.

Où la critique n’était pas assimilée à la sédition.
Ce temps semble révolu à Noisy-le-Sec, où une certaine gauche — celle qui se drape dans la vertu tout en cumulant les indemnités — règne sans partage et, visiblement, sans contradicteur.
Jusqu’à aujourd’hui.

🎬 Le clip « Sarrabeyrouse et moi » est une œuvre satirique. Une parodie citoyenne. Un exercice de liberté d’expression qui rappelle une évidence : en démocratie, rire du pouvoir n’est pas un délit — c’est un devoir.

Cette chanson dénonce, avec quelques clins d’œil bien sentis, le bilan d’un maire et son coût réel pour les Noiséens. Elle pose les questions que d’autres refusent de poser. Elle chante ce que d’autres n’osent plus dire.

Nous n’attendons pas que cette initiative plaise à tout le monde. Nous espérons simplement qu’elle réveille quelques consciences.

🗳️ Rendez-vous en mars 2026. Dans l’isoloir, les yeux grands ouverts.
▶️ Le clip est disponible. Regardez. Partagez. Décidez.
▶️ La chanson sera en téléchargement gratuitement ici


Les indemnités des élus : le silence assourdissant d’une majorité généreuse avec elle-même

24 877,78 € par mois. 24 877,78 € chaque mois depuis 2023. 24 877,78 € prélevés sur les impôts des Noiséens pour rémunérer leurs élus.

Que les élus perçoivent des indemnités, nul ne le conteste : la démocratie a un coût, et ce coût est légitime. Mais encore faut-il que le travail soit au rendez-vous. Encore faut-il que les résultats justifient la dépense. Encore faut-il que la transparence accompagne la rémunération.

Or que constatons-nous ? Des revalorisations automatiques chaque année, sans débat, sans justification, sans contrepartie visible pour les habitants. En 2024, +0,6 %. En 2025, combien ? Et pour quel bilan ?

La loi fixe des plafonds. La majorité s’empresse de les atteindre. La loi permet des réductions volontaires. La majorité n’en a jamais délibéré.

Dans une ville qui peine à rénover sa piscine, qui repousse ses projets d’année en année, qui accumule les retards sur ses engagements, une question s’impose : les Noiséens en ont-ils pour leur argent ?

L’indemnité n’est pas un salaire. C’est la reconnaissance d’un engagement. Où est l’engagement quand certains élus ne siègent plus ?


Le classement des élus qui bénéficient des indemnités les plus élevées : le podium pour le PCF

Voici la liste complète des élus de Noisy-le-Sec, classés par rémunération brute annuelle totale (incluant l’indemnité municipale et les indemnités issues d’autres mandats ou structures) pour l’année 2024, par ordre décroissant :

1. SARRABEYROUSE Olivier : 69 354,72 €
2. LABBÉ Pascale : 54 482,04 €
3. SEHOUANE Samia : 34 428,84 €
4. GRUNEBAUM Julie : 32 046,80 €
5. MARTINEZ Bruno : 19 177,08 €
6. LASCOUX Patrick : 19 020,12 €

7. GERBIER Baptiste : 16 418,88 €
8. DEO Anne : 16 118,88 €
9. LE COROLLER Jean-Luc : 16 118,88 €
10. YAHMI Serena : 16 118,88 €
11. LACAILLE-ALBIGES Florent : 16 118,88 €
12. BENHAMRA EL AKHFACH Zakaria : 16 118,88 €
13. BERHOUMA KHANNOUSSI Wiam : 16 118,88 €
14. BOUAZIZ Ahcène : 16 118,88 €
15. FETTAL Samia : 16 118,88 €
16. BUSSON Dominique : 16 118,88 €
17. CAMARA Fatoumata : 16 118,88 €
18. LABIDI Medy : 16 118,88 €
19. GASCOIN Monique : 10 018,44 €
20. CELATI Françoise : 10 018,44 €
21. PRISSETTE Albert : 6 960,24 €
22. BA El Hadj Mahmoud : 6 960,24 €
23. THOMAS Gilles : 6 960,24 €
24. LOUNIS Hakima : 6 960,24 €
25. MOKRI Naima : 6 960,24 €
26. RONGET François : 6 960,24 €
27. LOUET Sandrine : 6 960,24 €
28. GOBERTIERE Valérie : 6 960,24 €
29. LE PROVOST Charlotte : 6 960,24 €
30. GAUTHIEROT Thimotée : 6 960,24 €
31. EL BATAH Lahoucin : 5 276,19 €
32. SY Dieynaba : 2 394,21 €
33. RAGAZ Julien-Jack : 957,77 € (Elu d’opposition)*
34. TRANCHANT Patrice : 945,48 €

*RAGAZ Julien-Jack était un élu d’opposition du groupe 100% Noisy, aujourd’hui démissionnaire. Il est cité la pour mettre en exergue le fait que ‘un élu d’opposition arrive à gagner plus qu’un élu de la majorité. Cherchez l’erreur. Les autres élus d’oppositions perçoivent une indemnité totale de 710.16€.

Cette liste montre une structure de rémunération par paliers de responsabilités : les élus en haut de liste cumulent souvent des fonctions stratégiques (Maire, Vice-Présidents de collectivités territoriales ou de syndicats), tandis que la base du classement est constituée de conseillers municipaux ayant des délégations plus restreintes ou ayant quitté leurs fonctions en cours d’année.


Un socle d’élus qui s’ennuient : 16 118,88 € : le prix de la tranquillité numérique

16 118,88 € brut par an. 16 118,88 € pour onze élus. 16 118,88 € d’argent public pour des fonctions dont on peine, parfois, à percevoir la substance.

Ce montant, nous dit-on, correspond à la « charge de travail et à la responsabilité » d’un adjoint. Fort bien. Mais quelle charge, exactement ? Quelles responsabilités, précisément ? Quels projets inaugurés ? Quels dossiers bouclés ? Quelles promesses tenues ?

Car enfin, observons nos élus à l’œuvre. Non pas dans les commissions – où leur présence reste, disons, aléatoire. Non pas sur le terrain – où leur visibilité demeure, avouons-le, discrète. Mais sur les réseaux sociaux ! Ah, là, quelle ardeur ! Quelle vigilance ! Quelle disponibilité !

Pas un post d’opposant qui échappe à leur surveillance. Pas un commentaire critique qui ne déclenche leur mobilisation. Pas une publication dissidente qui ne mérite leur attention soutenue, parfois jusqu’à des heures tardives de la nuit.

On les croyait débordés par leurs fonctions. On les découvre experts en veille numérique. On les imaginait absorbés par les dossiers municipaux. On les retrouve scrutateurs infatigables de Facebook et consorts.

16 118,88 € pour être adjoint ? Ou 16 118,88 € pour être community manager de la majorité ?


Olivier Sarrabeyrouse

5 779,56 € par mois : l’ascension fulgurante du « maire humble »

5 779,56 € brut par mois. 69 354,72 € brut par an. Voilà ce que perçoit aujourd’hui Olivier Sarrabeyrouse, celui-là même que l’agence JAROD nous présente comme un « maire tout en humilité ».

Humble, vraiment ? Regardons les chiffres de plus près.

D’où vient cet argent ?

Deux sources alimentent cette manne :

  • 56 924,52 € brut annuels en tant que Maire de Noisy-le-Sec
  • 12 430,20 € brut annuels en tant que Conseiller métropolitain à la Métropole du Grand Paris

Deux mandats. Deux indemnités. Un seul homme. Et les Noiséens qui paient.

Le grand saut : de la craie à la chaîne en or

Car souvenons-nous d’où vient Monsieur Sarrabeyrouse. Professeur des écoles – pardon, « instituteur » comme il préfère qu’on le présente dans les publireportages, c’est plus populaire. Ses revenus d’alors ?

  • 2014 : 41 389 € net annuels
  • 2017 : 45 774 € net annuels
  • 2019 : 45 169 € net annuels

Soit environ 3 760 € net par mois pour enseigner à nos enfants.

Et aujourd’hui ? 5 779,56 € brut mensuels pour… pour quoi, exactement ? Pour une piscine toujours vétuste ? Pour un tramway T1 toujours en retard ? Pour des promesses toujours reportées ?

La métamorphose express

En juillet 2020, fraîchement élu dans des conditions que chacun connaît – une participation famélique en pleine pandémie –, Monsieur Sarrabeyrouse percevait 4 765 € brut pour six mois. Ses indemnités de conseiller territorial et métropolitain ? 0 €. Zéro.

Quatre ans plus tard : 69 354,72 € annuels.

L’humilité, manifestement, ça paye.

La question qui dérange

On nous expliquait qu’il fallait un maire « proche du peuple », un maire « qui comprend les difficultés des Noiséens ». Fort bien. Mais comment comprendre les fins de mois difficiles quand on a augmenté ses revenus de plus de 50 % en changeant simplement de métier ?

Le professeur des écoles gagnait moins que le maire. Le maire gagne moins que le maire-conseiller-métropolitain. Et demain ? Quelles autres fonctions viendront s’ajouter à l’édifice ?

Un édile humble ne cumule pas. Un édile humble ne thésaurise pas les mandats. Un édile humble montre l’exemple.

69 354,72 € par an. Pour quel bilan ? Pour quelle transformation de notre ville ? Pour quelle amélioration du quotidien des Noiséens ?


Pascale Labbé : 54 482,04 € annuels au service du… PCF ?

Pascale Labbé. Adjointe au maire. Vice-Présidente du Conseil départemental. Deuxième élue la mieux rémunérée de Noisy-le-Sec. 54 482,04 € brut par an. 4 540,17 € brut par mois. Voilà pour les faits.

Mais creusons, voulez-vous ?

L’art du cumul bien compris

Deux mandats, deux indemnités, une seule personne :

  • Adjointe au maire à Noisy-le-Sec : 6 694,80 € brut annuels
  • Vice-Présidente au Conseil départemental : 47 787,24 € brut annuels

Observez la proportion : 88 % de sa rémunération provient de la Région. 12 % seulement de Noisy-le-Sec. Autrement dit, les Noiséens financent une adjointe dont l’essentiel des revenus – et peut-être de l’attention – se trouve ailleurs.

Le grand geste communiste… et ce qu’on oublie de vous dire

Madame Labbé clame haut et fort qu’elle reverse « l’intégralité de ses indemnités d’élue » au PCF. L’intégralité. 54 482,04 € par an. Chaque centime.

Quelle générosité ! Quel désintéressement ! Quelle abnégation !

Sauf que…

Sauf que Madame Labbé oublie de préciser un détail. Un tout petit détail. Le PCF, en retour, lui verse une « indemnité compensatrice ». Chaque mois. Sur son compte. Environ 3 300 € net.

Vous avez bien lu. Elle donne d’une main. Elle reprend de l’autre.

La règle d’or du PCF : on ne perd jamais au change

Car c’est là toute l’astuce du système communiste. Une règle statutaire, nous dit-on. Un principe de solidarité, nous explique-t-on. En réalité ? Une garantie en béton armé.

Le PCF s’engage à verser à ses élus une compensation équivalente à leur dernier salaire avant leur entrée en politique. Pas un euro de moins. Madame Labbé gagnait 39 705 € net annuels comme Directrice Administrative et Financière ? Le PCF lui garantit… 39 705 € net annuels. Soit environ 3 300 € net par mois.

Le sacrifice financier tant vanté ? Une illusion comptable.

Le désintéressement proclamé ? Une opération blanche.

L’abnégation communiste ? Un jeu à somme nulle – pour elle.

L’arithmétique de la générosité

Récapitulons :

  • Madame Labbé perçoit : 54 482,04 € brut d’indemnités
  • Madame Labbé reverse au PCF : 54 482,04 € brut (dit-elle)
  • Le PCF reverse à Madame Labbé : ~39 705 € net (soit ~3 300 €/mois)

Autrement dit : le PCF encaisse la différence. Les cotisations sociales ? Payées par les contribuables. La réduction fiscale du don ? Empochée par Madame Labbé. Et à l’arrivée, elle conserve l’équivalent de son ancien salaire.

Où est le sacrifice, exactement ?

Les questions qu’on ne pose jamais

On nous présente ce reversement comme une preuve d’engagement militant. Comme un acte de foi politique. Comme la démonstration d’un désintéressement absolu.

Mais posons les vraies questions :

  • Qui finance réellement le PCF ? Les militants généreux ? Ou les contribuables via les indemnités d’élus ?
  • Qui vérifie ces flux financiers ? Qui contrôle que les reversements sont effectifs ? Que les compensations correspondent aux montants déclarés ?
  • Et surtout : est-ce aux Noiséens, aux Franciliens, aux contribuables français de financer – même indirectement – la machine électorale d’un parti politique ?

Un parcours 100 % appareil

Regardons d’où vient Madame Labbé :

  • Comptable pour le Conseil National du PCF de 2015 à 2017
  • Directrice Administrative et Financière de la Société Immobilière du Carrefour de Châteaudun de 2018 à 2021 (39 705 € net annuels)

Du PCF à une société immobilière. De la société immobilière aux mandats électifs. Et maintenant ? Du mandat électif au PCF, et du PCF au compte en banque. La boucle est bouclée.

Un parcours linéaire. Un parcours balisé. Un parcours où le hasard n’a manifestement aucune place – et où l’argent, lui non plus, ne se perd jamais.

L’irrésistible ascension : du cumul érigé en art de vivre

Une carrière politique ? Non. Un empilement méthodique.

Conseillère départementale déléguée de 2015 à 2021. Conseillère municipale à Noisy-le-Sec. Puis adjointe au maire en juillet 2020. Puis Vice-Présidente du Conseil départemental en juin 2021. Mandat après mandat. Fonction après fonction. Indemnité après indemnité.

Pendant ce temps, de 2018 à juin 2021, Madame Labbé exerçait parallèlement comme Directrice Administrative et Financière de la Société Immobilière du Carrefour de Châteaudun. 35 852 € net en 2018. 39 705 € net en 2021. Une progression de 11 % en trois ans pour un emploi privé exercé… en même temps que ses mandats publics.

L’arithmétique du cumul : additionnons, voulez-vous ?

Entre 2016 et 2020, voici ce que percevait annuellement Madame Labbé :

  • Conseillère départementale déléguée : environ 25 000 € net
  • Conseillère municipale à Noisy-le-Sec : environ 400 € net
  • Jetons de présence SOGARIS : entre 3 000 € et 4 000 € net
  • Salaire de DAF : 35 852 € à 39 705 € net

Faisons le calcul : plus de 65 000 € net annuels en cumulant emploi privé, mandats électifs et jetons de présence. 65 000 € pour une seule personne. 65 000 € en jonglant entre réunions de conseil d’administration, séances départementales et direction financière.

Comment fait-on pour être partout à la fois ? Mystère.

2020-2024 : du grand saut à l’apothéose

Juillet 2020 : Madame Labbé devient adjointe au maire. 6 525 € net pour six mois. Puis 9 684 € net en 2021.

Juin 2021 : elle abandonne son poste de DAF et accède à la Vice-Présidence du Conseil départemental. Les responsabilités augmentent, dit-on. Les indemnités aussi, constate-t-on. Et le filet de sécurité du PCF se met en place : 3 300 € net par mois garantis, quoi qu’il arrive. Le salaire de DAF, sans le travail de DAF.

2024 : 54 482,04 € brut annuels. 4 540,17 € brut mensuels. Deuxième élue la mieux rémunérée de Noisy-le-Sec.

La répartition est éloquente :

  • Noisy-le-Sec : 6 694,80 € brut par an (12 % du total)
  • Conseil départemental : 47 787,24 € brut par an (88 % du total)

Où se trouve le cœur de Madame Labbé ? Là où bat l’indemnité la plus forte, manifestement.

La collectionneuse de sièges

Mais ce n’est pas tout. Madame Labbé siège. Madame Labbé préside. Madame Labbé administre :

  • Présidente du CAUE 93 depuis 2015
  • Administratrice de Seine-Saint-Denis HABITAT
  • Membre de l’ADIL
  • Administratrice de SOGARIS (3 963 € de jetons de présence en 2019)
  • Administratrice de la SAEM Noisy-le-Sec Habitat depuis juillet 2020

Combien de réunions ? Combien de conseils d’administration ? Combien d’heures consacrées à ces multiples fonctions ? Et combien d’heures, finalement, pour les Noiséens qui l’ont élue adjointe au maire ?

Les jetons de présence : la cerise sur le gâteau

Au-delà des indemnités principales, Madame Labbé collectionne également les jetons de présence : 3 382 € net de SOGARIS en 2020, 210 € net de la SEM Sequano Aménagement en 2022. Des sommes modestes, certes, mais qui s’ajoutent à l’édifice.

Ces jetons-là, sont-ils aussi reversés au PCF ? Compensés ensuite ? Le système a-t-il ses limites ? Les citoyens aimeraient savoir.

En résumé : gestionnaire de quoi, exactement ?

On nous vante son « expertise de gestionnaire ». Ancienne DAF, nous rappelle-t-on. Spécialiste des chiffres et des budgets.

Fort bien. Mais quelle gestion a-t-elle apportée à Noisy-le-Sec ? Quels projets financés ? Quelles économies réalisées ? Quelles améliorations concrètes pour les habitants ?

L’expertise, ce n’est pas un titre sur un CV. L’expertise, ce sont des résultats sur le terrain.

En attendant, une chose est sûre : Madame Labbé gère parfaitement ses propres intérêts. Et ceux du PCF.

Une transparence à géométrie variable

Voici donc la déclaration officielle de Madame Labbé. Noir sur blanc. « Je reverse l’intégralité de mes indemnités au Parti communiste français. »

C’est vrai. C’est même légal. Mais est-ce honnête ?

Car ce que Madame Labbé ne dit pas – ce qu’elle ne dit jamais – c’est qu’en échange de ce reversement, le PCF lui verse une « indemnité compensatrice » équivalente à son ancien salaire. 3 300 € net par mois. 39 705 € net par an. Chaque mois, sur son compte, comme avant.

Elle donne tout. Elle récupère presque tout. Mais elle ne mentionne que la première partie de l’équation.

Le mécanisme est-il légal ? Oui. Les statuts du PCF le prévoient expressément. Le code électoral l’autorise. La CNCCFP le contrôle.

Mais légal ne signifie pas transparent. Légal ne signifie pas loyal.

Quand on déclare publiquement « reverser l’intégralité » de ses indemnités, on laisse entendre un sacrifice. On suggère un renoncement. On se drape dans la vertu du désintéressement.

Quand on omet de préciser qu’on perçoit en retour l’équivalent de son ancien salaire, on raconte une demi-vérité. Et une demi-vérité, en politique, ça porte un nom : de la communication.

Les questions que Madame Labbé devrait poser elle-même

Pourquoi ne pas dire toute la vérité ? Pourquoi cette omission systématique ?

Madame Labbé est une ancienne Directrice Administrative et Financière. Elle connaît les chiffres. Elle connaît la valeur des mots. Elle sait parfaitement que « je reverse tout » et « je reverse tout mais je récupère 3 300 € » ne racontent pas la même histoire.

Alors pourquoi ce silence ?

  • Parce que « je reverse tout au Parti » sonne héroïque, et que « le Parti me rend 3 300 € par mois » sonne… moins héroïque ?
  • Parce que l’électeur pourrait se demander à quoi sert ce circuit financier, si ce n’est à habiller de vertu un mécanisme parfaitement neutre pour l’intéressée ?
  • Parce que le contribuable pourrait s’interroger : au fond, qui finance qui ?

Ce que dit la loi, ce que dit l’éthique

Soyons clairs : nous n’accusons Madame Labbé d’aucune infraction. Le dispositif est prévu par les statuts du PCF. Les flux financiers transitent par les associations de financement déclarées. Les comptes sont – en principe – contrôlés.

Mais la légalité d’un montage n’épuise pas la question de sa présentation.

Quand une élue affirme « reverser l’intégralité de ses indemnités » sans mentionner la contrepartie, elle ne commet pas un délit. Elle commet une omission. Elle laisse croire à un sacrifice qui n’existe pas. Elle se pare d’une générosité qu’elle ne pratique pas réellement.

Et cette omission, répétée année après année, meeting après meeting, interview après interview, finit par construire un personnage : celui de l’élue désintéressée, dévouée corps et âme à la cause, indifférente à l’argent.

Un personnage. Pas une réalité.

La vraie question

Madame Labbé a-t-elle menti ? Non. Elle a dit vrai – partiellement.

Madame Labbé a-t-elle fraudé ? Rien ne permet de l’affirmer.

Madame Labbé a-t-elle été honnête avec les Noiséens ? C’est toute la question.

Car l’honnêteté, en démocratie, ce n’est pas seulement ne pas mentir. C’est dire toute la vérité. C’est permettre au citoyen de juger en connaissance de cause. C’est refuser les demi-vérités qui embellissent et les silences qui arrangent.

54 482 € reversés. 39 705 € récupérés. La différence ? Environ 15 000 € par an pour le PCF – cotisations sociales comprises.

Voilà la réalité comptable derrière le « grand geste communiste ».

Les Noiséens méritaient de le savoir. Madame Labbé a choisi de ne pas le leur dire.

La VRAIE question qui fâche

On peut être partout. On peut siéger partout. On peut cumuler les casquettes et les responsabilités. On peut même reverser ses indemnités – tout en récupérant l’équivalent par une autre porte.

Mais peut-on être efficace partout ?

54 482,04 € par an d’argent public. Reversés au PCF, certes. Mais compensés par le PCF. Et financés, in fine, par les contribuables franciliens et noiséens. Par ceux qui, eux, ne bénéficient d’aucune « indemnité compensatrice » quand ils peinent à boucler leurs fins de mois.

À ces contribuables, Madame Labbé doit des comptes. Pas au PCF. Pas aux conseils d’administration. Aux citoyens.

Et la première explication qu’elle leur doit, c’est celle-ci : pourquoi prétendre au sacrifice quand on ne sacrifie rien ?


Samia Sehouane : quand l’intercommunalité paye mieux que la commune

Samia Sehouane maintenant. Le montant de ses indemnités totales pour s’élèvent à 34 428,84 € brut annuels. 2 869,07 € brut mensuels. Troisième marche du podium des élus les mieux rémunérés de Noisy-le-Sec, juste derrière le maire et Pascale Labbé.

La mécanique du cumul, encore et toujours

Deux mandats, deux indemnités :

  • Adjointe au maire de Noisy-le-Sec : 16 118,88 € brut par an
  • Vice-Présidente d’Est Ensemble : 18 309,96 € brut par an

Le calcul est vite fait : 53 % de sa rémunération provient d’Est Ensemble, 47 % de Noisy-le-Sec. Madame Sehouane gagne davantage à représenter le territoire intercommunal qu’à servir les Noiséens qui l’ont élue.

Un schéma qui se répète

Après Pascale Labbé dont 88 % des revenus viennent du Département, voici donc une autre adjointe dont la majorité des indemnités provient d’ailleurs. Une constante se dessine au sein de cette majorité : plus on s’éloigne de Noisy-le-Sec, mieux on est payé.

Les Noiséens élisent des adjoints. Ces adjoints trouvent leur intérêt financier… hors de Noisy-le-Sec.

Qui sert qui, finalement ?


Julie Grunebaum : 32 046,80 € pour présider un fiasco et déserter les conseils

32 046,80 € brut par an. 2 670,57 € brut par mois. Quatrième position au classement des élus les mieux rémunérés de Noisy-le-Sec. Voilà pour les chiffres.

Deux casquettes, deux indemnités

  • Adjointe au maire de Noisy-le-Sec : 17 852,76 € brut annuels
  • Présidente du SIPLARC : 14 194,04 € brut annuels

Le SIPLARC, pour ceux qui l’ignoreraient, c’est le Syndicat Intercommunal de Production de Repas de Liaison et de Coordination. En clair : la restauration collective. Les cantines de nos enfants.

Présidente d’un naufrage

14 194,04 € par an pour présider le SIPLARC. Fort bien. Mais présider quoi, exactement ?

Car le bilan du SIPLARC, présenté récemment, fut qualifié de « catastrophique ». Pas par l’opposition. Par les faits eux-mêmes. Des dysfonctionnements. Des défaillances. Un service public de restauration scolaire en souffrance.

Et Madame Grunebaum, présidente de ce syndicat en perdition, était-elle présente pour défendre son bilan, expliquer les difficultés, assumer ses responsabilités ?

Non.

Absente. La présidente du SIPLARC, absente lors de la présentation du bilan du SIPLARC. On croit rêver.

L’absentéisme érigé en méthode

Car cette absence n’est pas isolée. En 2025, Madame Grunebaum a brillé par son absence lors d’au moins quatre séances du conseil municipal.

Quatre séances. Quatre fois où les Noiséens ont été privés de leur représentante. Quatre fois où les débats se sont tenus sans celle qui perçoit pourtant 17 852,76 € annuels pour siéger.

On la paye pour être présente. Elle choisit d’être absente. Cherchez l’erreur.

La question qui s’impose

Comment peut-on percevoir 32 046,80 € d’indemnités publiques tout en désertant les instances où l’on est censé rendre des comptes ?

Comment peut-on présider un syndicat intercommunal et fuir le moment où ce syndicat doit présenter son bilan ?

Comment peut-on prétendre servir les Noiséens tout en les privant de sa présence lors des décisions qui les concernent ?

Madame Grunebaum touche deux indemnités. Pour deux fonctions. Encore faudrait-il qu’elle les exerce.


Bruno Martinez : 19 177,08 € pour cumuler sans éclat

19 177,08 € brut par an. 1 598,09 € brut par mois. Cinquième position au classement des élus les mieux rémunérés de Noisy-le-Sec.

Le cumul version modeste

Deux mandats, deux indemnités – le schéma désormais familier de cette majorité :

  • Adjoint au maire de Noisy-le-Sec : 16 118,88 € brut annuels
  • Conseiller délégué à Est Ensemble : 3 058,20 € brut annuels

Contrairement à ses collègues Sehouane ou Labbé, Monsieur Martinez tire l’essentiel de sa rémunération de Noisy-le-Sec : 84 % contre 16 % pour Est Ensemble. Un cumul plus « raisonnable », diront certains.

Mais pour quels résultats ?

Car la question n’est pas tant le montant que la contrepartie. 19 177,08 € d’argent public, cela mérite un bilan. Quels projets portés ? Quelles réalisations concrètes ? Quelle plus-value pour les Noiséens ?

Le conseiller délégué à Est Ensemble perçoit 3 058,20 € annuels. Pour quelle mission ? Pour quels dossiers défendus ? Pour quelle voix portée au nom de notre commune dans l’intercommunalité ?

Un cumul parmi d’autres

Monsieur Martinez illustre parfaitement la philosophie de cette majorité : pourquoi se contenter d’un mandat quand on peut en avoir deux ? Pourquoi une seule indemnité quand on peut en percevoir plusieurs ?

Modeste cumulard ou cumulard modeste ? Les Noiséens jugeront.


Patrick Lascoux : 19 020,12 € pour celui qui a eu chaud

19 020,12 € brut par an. 1 585,01 € brut par mois. Sixième position au classement des élus les mieux rémunérés de Noisy-le-Sec.

Pas mal pour quelqu’un dont le parcours, au départ, était pour le moins… incertain.

Le miraculé de l’intercommunalité

Car rappelons-nous : c’était mal barré pour Monsieur Lascoux. Très mal barré, même. Et puis, comme par enchantement, le voilà propulsé Vice-Président d’Est Ensemble. La politique a parfois de ces retournements…

Le cumul le plus déséquilibré de tous

Observons la structure de sa rémunération :

  • Conseiller municipal à Noisy-le-Sec : 710,16 € brut par an
  • Vice-Président d’Est Ensemble : 18 309,96 € brut par an

Vous avez bien lu. 710 € de Noisy-le-Sec. 18 310 € d’Est Ensemble.

Autrement dit : 96 % de ses indemnités proviennent de l’intercommunalité. 4 % seulement de la commune qu’il est censé représenter.

Simple conseiller, gros salaire

À Noisy-le-Sec, Patrick Lascoux n’est même pas adjoint. Simple conseiller municipal. 710,16 € par an – une misère symbolique, à peine 59 € par mois.

Mais qu’importe ! Car Est Ensemble, elle, se montre bien plus généreuse : 18 309,96 € annuels pour une vice-présidence providentielle.

La question qui fâche

Comment un simple conseiller municipal se retrouve-t-il Vice-Président d’Est Ensemble ? Par quel miracle ? Par quelle alchimie politique ? Par quel arrangement entre amis ?

Et surtout : que fait Monsieur Lascoux pour les Noiséens avec ses 710 € annuels ? Et que fait-il pour Est Ensemble avec ses 18 310 € ?

Il a eu chaud au départ. Mais aujourd’hui, il est bien au chaud. 19 020,12 € au chaud, précisément.

Les Noiséens, eux, restent dans le noir et dans le froid.


Le cas de Monique et de Françoise, doublement déléguées, doublement rémunérées, doublement silencieuses

10 018,44 € brut par an chacune. Deux élues, un même montant, une même recette : la double délégation.

Le cumul de délégations : la clé du classement

Car Mesdames Gascoin et Celati ne sont pas de simples conseillères municipales. Elles exercent une double délégation :

  • Au niveau municipal : conseillères déléguées à Noisy-le-Sec – 6 960,24 € brut par an
  • Au niveau intercommunal : conseillères déléguées à Est Ensemble – 3 058,20 € brut par an

C’est précisément ce cumul de fonctions dans deux instances distinctes qui explique leur positionnement avantageux dans le classement des rémunérations. Sans Est Ensemble, elles percevraient 6 960 €. Avec Est Ensemble, elles atteignent 10 018 €. La différence de 3 058,20 € correspond exactement au prix de leur « travail spécifique à l’échelle du territoire intercommunal ».

Travail spécifique ? Voyons cela de plus près.

Déléguées au silence

« Conseillères déléguées » – le titre est ronflant. Les intéressées, elles, le sont parfois aussi.

Car lors des séances du conseil municipal, Mesdames Gascoin et Celati brillent par leur discrétion. Discrétion, c’est un euphémisme. Selon les séances, elles oscillent entre le mutisme absolu et… disons, une forme de recueillement profond qui confine parfois à l’assoupissement.

Pas une question. Pas une intervention. Pas un amendement. Pas une prise de position audible. Le silence, ou le sommeil – selon l’heure et la longueur des débats.

Voilà donc à quoi ressemble une « délégation » à Noisy-le-Sec : 6 960,24 € pour se taire.

Et leur mission intercommunale ?

On n’ose imaginer leur contribution dans les instances d’Est Ensemble. Si elles peinent à rester éveillées lors des conseils municipaux de Noisy-le-Sec – une assemblée de proximité, dans leur ville, sur des sujets qui concernent directement leurs concitoyens – que doit-il en être dans les réunions intercommunales ?

Les séances y sont plus longues. Les dossiers plus techniques. Les enjeux plus abstraits. De quoi favoriser, sans doute, une méditation encore plus profonde.

3 058,20 € annuels pour ce « travail spécifique » à Est Ensemble. Spécifique ? On aimerait en connaître la nature exacte.

Le système des primes de fidélité

On nous explique que cette différence de rémunération s’apparente à une « prime de responsabilité » pour des missions effectuées au sein d’une structure partenaire.

Responsabilité ? Quelle responsabilité assume-t-on quand on dort en séance ? Quelle mission accomplit-on quand on ne prend jamais la parole ?

La vérité est plus simple : dans cette majorité, la fidélité se récompense. Un petit mandat par-ci, une petite délégation par-là. Nul besoin de s’exprimer. Nul besoin de contribuer. Nul besoin même de rester éveillée. Il suffit d’être là. Ou de faire semblant.

10 018,44 € par an pour voter comme on leur dit et se taire le reste du temps.

Les Noiséens paient. Pour du silence. Ou des ronflements.


Baptiste Gerbier : 300 € de plus, le cumul jusque dans les détails

16 418,88 € brut par an. Soit 300 € de plus que ses collègues adjoints. 300 € qui révèlent, à eux seuls, toute la philosophie de cette majorité.

Le micro-cumul érigé en principe

Car ces 300 € ne tombent pas du ciel. Ils proviennent – vous l’aurez deviné – de mandats extérieurs :

  • 200 € au titre de délégué au SIPPEREC (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication)
  • 100 € au titre de délégué au SIGEIF (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France)

200 € par-ci. 100 € par-là. On grappille. On cumule. On additionne. Même pour des sommes modestes, le réflexe est là : ne jamais laisser passer un mandat, aussi symbolique soit-il.

L’énergie du cumul

SIPPEREC, SIGEIF – des acronymes barbares pour des « missions thématiques liées à l’énergie et aux réseaux », nous dit-on.

Missions thématiques ? À 200 € l’une et 100 € l’autre ? Combien de réunions ? Combien d’heures ? Combien de décisions prises au nom des Noiséens dans ces syndicats dont personne n’a jamais entendu parler ?

Le symbole d’un système

300 € supplémentaires, c’est dérisoire rapporté aux sommes brassées par d’autres élus de cette majorité. Mais c’est précisément là que le cas Gerbier devient éclairant : même pour 25 € par mois, on n’oublie pas de cumuler.

Le cumul n’est pas qu’une question d’argent. C’est une culture. Un réflexe. Une seconde nature.

À Noisy-le-Sec, on ne refuse jamais un mandat. Jamais.


Valérie GOBERTIERE : la fantôme du conseil municipal indemnisée 7 000 €/an ?

Valérie Gobertière : 6 960,24 € pour zéro présence

6 960,24 € brut par an. 580,02 € brut par mois. Pour quoi ? Pour rien. Strictement rien.

Conseillère déléguée à l’invisible

Madame Gobertière porte le titre de « conseillère municipale déléguée ». Déléguée, nous dit-on, signifie qu’elle est « chargée de dossiers ou de missions spécifiques pour la ville ».

Missions spécifiques ? Lesquelles ? Dossiers ? Où ça ?

Car en 2025, Valérie Gobertière n’a pas mis les pieds au conseil municipal. Pas une seule fois. Pas un vote. Pas une intervention. Pas une question. Pas même l’ombre d’une silhouette dans l’hémicycle.

Zéro. Néant. Absence totale.

L’argent coule, l’élue s’évapore

6 960,24 € des deniers publics. 6 960,24 € de l’argent des Noiséens. 6 960,24 € versés rubis sur l’ongle, mois après mois, à une élue fantôme.

Pendant que des familles noiséennes comptent chaque euro. Pendant que des retraités peinent à boucler leurs fins de mois. Pendant que des jeunes galèrent pour se loger. Madame Gobertière, elle, encaisse. Sans siéger. Sans travailler. Sans même se montrer.

Est-ce seulement légal ?

Regardons ce que dit le règlement intérieur – celui-là même que cette majorité a voté le 28 septembre 2023. L’article 34.3 est limpide, sans ambiguïté, sans échappatoire :

« Le versement des indemnités est suspendu dès lors que l’exigence légale d’exercice effectif des fonctions, posée notamment par l’article L. 2123-24-1 du CGCT, n’est pas remplie. »

Et le texte précise, noir sur blanc : « L’absence aux réunions de l’assemblée délibérante […] n’en demeure pas moins un des éléments permettant d’en juger. »

Un des éléments. Pas une seule présence en 2025, c’est bien plus qu’un « élément ». C’est une preuve accablante.

Trois questions, zéro réponse

Comment peut-on exercer effectivement une fonction sans jamais l’exercer ?

Comment peut-on représenter les Noiséens sans jamais siéger parmi eux ?

Comment peut-on percevoir une indemnité pour un travail qui n’existe pas ?

Sans externalités, mais sans scrupules

Madame Gobertière fait partie des élus « sans externalités » – comprenez : elle ne cumule pas de mandats intercommunaux comme ses collègues Labbé, Lascoux ou Sehouane. Elle ne perçoit « que » 6 960,24 € de Noisy-le-Sec.

« Que » 6 960,24 €. Pour ne rien faire. Pour ne jamais venir. Pour toucher sans siéger.

Certains cumulent les mandats et les indemnités. Madame Gobertière, elle, cumule l’absence et la rémunération.

Le maire face à ses responsabilités

L’article 34.3 est formel : « La décision est prise, sur proposition du maire, par le conseil municipal. »

Sur proposition du maire. C’est donc à Monsieur Sarrabeyrouse qu’il revient de proposer la suspension de cette indemnité. Ce n’est pas une option. Ce n’est pas une possibilité. C’est un devoir. Son propre règlement intérieur l’y oblige.

Le fera-t-il ?

Appliquera-t-il les règles qu’il a lui-même fait voter ?

Ou la solidarité de clan primera-t-elle, une fois encore, sur le respect des deniers publics et de la parole donnée ?

Les Noiséens attendent. Les Noiséens observent. Les Noiséens n’oublieront pas.


Le « cas particulier » de Dieynaba Sy : 2 394,21 € pour lever la main au bon moment

2 394,21 € brut par an. 199,52 € brut par mois. Pour quoi, exactement ? Pour voter. Comme on lui dit. Quand on lui dit.

Le « cas particulier » qui arrange bien

Madame Sy occupe une place singulière dans l’organigramme municipal. Les documents budgétaires la classent explicitement sous la mention « Cas particulier ». Cas particulier. L’expression intrigue.

Car Dieynaba Sy n’est ni adjointe, ni conseillère déléguée. Elle ne dirige aucun dossier. Elle n’assume aucune mission thématique. Elle ne porte aucune responsabilité spécifique. Elle est, officiellement, « conseillère sans délégation ».

Sans délégation. Mais pas sans indemnité.

L’arithmétique du « cas particulier »

Observons les chiffres :

  • Un conseiller municipal de base : 710,16 € par an
  • Dieynaba Sy, « cas particulier » : 2 394,21 € par an
  • Un conseiller délégué : 6 960,24 € par an

Madame Sy perçoit donc plus de trois fois l’indemnité d’un conseiller ordinaire. Sans délégation. Sans mission. Sans responsabilité particulière.

Pourquoi ? Le mystère reste entier. « Cas particulier », nous dit-on. Circulez, il n’y a rien à voir.

2 000 € pour lever la main

Résumons la fonction de Madame Sy : elle assiste aux séances du conseil municipal. Elle écoute – ou pas. Elle vote. Comme sa majorité. Quand sa majorité le lui demande.

2 394,21 € par an pour être présente et disciplinée. 199,52 € par mois pour ne jamais dévier de la ligne. Près de 200 € mensuels pour un hochement de tête au bon moment.

Le tarif de la loyauté

À Noisy-le-Sec, on récompense la fidélité selon une grille tarifaire bien établie. Les adjoints touchent leur dû. Les délégués reçoivent leur part. Et les « cas particuliers » ? On leur trouve un petit quelque chose, entre le conseiller lambda et le conseiller délégué.

Ni tout à fait rien, ni vraiment quelque chose. Juste ce qu’il faut pour s’assurer d’une voix de plus lors des votes.

2 394,21 € par an. Le prix d’une main levée à l’unisson.


Cet article s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.


Note de transparence

Conformément aux usages déontologiques de la presse et dans un souci d’exactitude, nous avons adressé un courrier au cabinet du Maire de Noisy-le-Sec sollicitant des précisions sur trois points évoqués dans cet article :

  • La situation de Madame Valérie Gobertière : confirmation de ses absences en conseil municipal et maintien ou suspension de ses indemnités ;
  • La situation de Madame Julie Grunebaum : nombre d’absences en 2025 et présence lors de la présentation du bilan du SIPLARC ;
  • La situation de Madame Dieynaba Sy : nature des fonctions justifiant son statut de « cas particulier ».

À ce jour, nous sommes dans l’attente d’une réponse de la municipalité. Toute rectification ou précision qui nous sera transmise fera l’objet d’une mise à jour de cet article dans les meilleurs délais.

Dernière mise à jour : 8 janvier 2026


Cet article s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.


Réponse du maire du 14/01/2026
Indemnités des élus : la mairie répond… à côté
Dans le cadre de notre enquête sur les indemnités des élus municipaux de Noisy-le-Sec, nous avions adressé à Monsieur le Maire une demande de précisions concernant trois élus de sa majorité.Trois questions simples, factuelles, fondées sur des documents budgétaires publics.La mairie a répondu.Mais force est de constater que cette réponse ne répond à aucune des trois questions posées. Aucune précision sur les absences répétées de certains élus. Aucune clarification sur le maintien ou la suspension des indemnités. Aucune explication sur le statut de « cas particulier » mentionné dans les documents budgétaires.À la place : une réponse hors sujet, à caractère diffamatoire, faisant référence à des faits qui font l’objet d’une procédure judiciaire en cours.93sang30 refuse d’être instrumentalisé.Notre ligne éditoriale est claire : informer les Noiséens sur la gestion de leur ville, poser les questions que d’autres ne posent pas, exiger la transparence sur l’utilisation de l’argent public.Nous ne publierons pas une réponse qui vise manifestement à polluer le débat et à influencer une procédure de justice.Laissons les tribunaux faire leur travail. Et continuons le nôtre.
Les Noiséens méritent des réponses. Ils n’en ont reçu aucune.L’enquête sur les indemnités des élus se poursuit… dont notamment sur la société SOCIETE IMMOBILIERE DU CARREFOUR DE CHATEAUDUN SAS.


Communiqué du 13 janvier 2026
SORTIE DU CLIP « SARRABEYROUSE ET MOI »

Il fut un temps où la presse locale osait interroger le pouvoir. Où les élus rendaient des comptes autrement que par des communiqués autosatisfaits. Où la critique n’était pas assimilée à la sédition.
Ce temps semble révolu à Noisy-le-Sec, où une certaine gauche — celle qui se drape dans la vertu tout en cumulant les indemnités — règne sans partage et, visiblement, sans contradicteur.
Jusqu’à aujourd’hui.

🎬 Le clip « Sarrabeyrouse et moi » est une œuvre satirique. Une parodie citoyenne. Un exercice de liberté d’expression qui rappelle une évidence : en démocratie, rire du pouvoir n’est pas un délit — c’est un devoir.
Cette chanson dénonce, avec quelques clins d’œil bien sentis, le bilan d’un maire et son coût réel pour les Noiséens. Elle pose les questions que d’autres refusent de poser. Elle chante ce que d’autres n’osent plus dire.
Nous n’attendons pas que cette initiative plaise à tout le monde. Nous espérons simplement qu’elle réveille quelques consciences.

🗳️ Rendez-vous en mars 2026. Dans l’isoloir, les yeux grands ouverts.
▶️ Le clip est disponible. Regardez. Partagez. Décidez.
Les paroles et la chanson au format Mp3 HD sont  disponibles (en téléchargement) gratuitement.