J-4 Avant le 2nd tour des élections : Lettre ouverte à Olivier DELEU

66% des Noiséens ont voté CONTRE Sarrabeyrouse dimanche. Et pourtant — il pourrait gagner dimanche prochain. Pourquoi ?
Parce que l’opposition part en quadrangulaire. Divisée. Affaiblie.
Et parce qu’à 12%, une liste active ne peut pas gagner. Elle peut seulement faire perdre.
Nous avons écrit une lettre à Olivier Deleu.
Pas pour l’accabler.
Pas pour régler des comptes.
Pour lui rappeler que dans chaque parcours politique, il existe un moment où l’histoire ne retient pas le nombre de voix obtenues — mais la hauteur d’un geste. Ce moment, c’est maintenant. Il lui appartient encore.


Collectif SAUVONS NOISY
Noisy-le-Sec (93130) — Seine-Saint-Denis

Lettre confidentielle

À OLIVIER DELEU

Tête de liste SAUVONS NOISY

Élections municipales de Noisy-le-Sec — Second tour du 22 mars 2026


Fait à Noisy-le-Sec, le 19 mars 2026

Mon cher Olivier,

Je t’écris ces lignes en ami — en ami lucide, en ami qui te respecte trop pour te mentir à quarante-huit heures d’un scrutin qui peut encore tout changer.

Cette lettre n’est pas une attaque. Elle n’est pas non plus une supplique. C’est une proposition. Une proposition politique sérieuse, de celles qui se font rarissimes dans l’entre-deux-tours.


I. — Ce que tu représentes — et personne ne peut te le retirer

Voilà près d’un quart de siècle que tu te bats pour Noisy-le-Sec. Tu connais cette ville comme personne. Ses quartiers, ses familles, ses dossiers, ses rapports de force. Tu as l’expérience que peu possèdent, le réseau que d’autres mettent des décennies à construire, et cette pugnacité rare qui fait qu’on revient, élection après élection, quand tous les autres ont abandonné.

Les 1 212 Noiséens qui t’ont voté dimanche — 11,98 % dans une ville verrouillée depuis des années — ne se sont pas trompés d’homme. Ils ont voté pour toi parce que tu incarnes quelque chose que les appareils ne fabriquent pas : la continuité, la connaissance, la crédibilité du terrain.

Rien de ce que je vais te dire ne remet en cause cela. Ce serait même le contraire.


II. — La seule équation qui compte

Permettons-nous d’être entièrement factuel, une minute.

Sarrabeyrouse : 33 % des voix.
L’opposition réunie : 66 %.
Dans une quadrangulaire, avec 12 % des suffrages,
SAUVONS NOISY ne peut pas gagner.

Ce n’est pas un jugement sur toi. C’est une réalité arithmétique. Dans ce type de configuration, chaque bulletin déposé pour ta liste est un bulletin qui n’ira pas à l’adversaire du maire sortant.

Le maire communiste sort affaibli. Il est vulnérable comme il ne l’a jamais été. 66 % des Noiséens ont voté contre lui dimanche. C’est une fenêtre historique. Elle se fermera dimanche soir.

La question n’est donc pas : est-ce que tu as raison de te battre ? La question est : pour quoi te bats-tu vraiment ?


III. — Le geste qui change tout — le tien

Il existe deux façons de peser sur une élection quand on est à 12 %. La première, c’est de se maintenir et d’espérer. La seconde — la plus rare, et de loin la plus puissante — c’est de décider.

Un homme qui, à quarante-huit heures du vote, choisit de libérer ses électeurs pour sauver sa ville ne perd pas. Il gagne quelque chose que le résultat des urnes ne peut ni donner ni ôter : la stature.

Dans dix ans, les Noiséens ne retiendront pas le score de SAUVONS NOISY au second tour de mars 2026. Ils se souviendront de l’homme qui, quand tout était perdu, a choisi de mettre sa ville avant lui-même.

« Pas ‘Olivier Deleu, celui qui a fini quatrième’.
Mais ‘Olivier Deleu, celui qui a décidé’. »

C’est ce récit-là qui traverse le temps. C’est cette décision-là que les personnalités politiques du département et de la Région — qui scruteront les résultats dimanche soir — retiennent et respectent.


IV. — Ce que ce geste t’ouvre concrètement

Un homme politique qui sacrifie sa campagne pour l’intérêt général ne disparaît pas. Il s’installe. Dans les mémoires locales d’abord. Dans le paysage politique ensuite.

Si Noisy bascule dimanche, et que ce basculement s’est fait grâce à toi, ta place dans l’équipe qui gouvernera la ville ne sera pas celle d’un perdant qu’on recycle. Ce sera celle d’un faiseur de victoire.

La mairie de Noisy-le-Sec aura besoin d’hommes qui connaissent les dossiers, le territoire, les réseaux. Vingt-cinq ans de terrain, ça ne s’improvise pas. Ça se reconnaît. Ça se récompense, quand les hommes sont à la hauteur des circonstances.

Ce que nous te proposons, c’est un avenir politique réel — pas une consolation. Mais cet avenir n’existe que si Noisy change de mains dimanche.


V. — Ce que l’Histoire retiendra, dans un cas comme dans l’autre

Je te dois aussi cette vérité-là, parce que l’amitié l’exige.

Dimanche soir, si Sarrabeyrouse l’emporte à nouveau alors que l’opposition réunissait 66 % des suffrages, les analyses seront immédiates. La présidente de Région les lira. Les cadres politiques du département les liront. Chaque chiffre sera décomposé, chaque liste analysée, chaque décision d’entre-deux-tours évaluée.

Personne ne cherchera à accabler. Mais la question sera posée, incontournable :

« Qui a maintenu une campagne active quand les mathématiques montraient que c’était impossible de gagner, et que chaque voix prise à l’opposition était une voix offerte au maire communiste ? »

Tu connais ce monde mieux que quiconque. Tu sais que la mémoire politique est longue, et qu’un nom peut rester lié à un résultat pour des années.

Je ne veux pas que ton nom soit celui-là. Et je ne crois pas que tu le veuilles non plus.


VI. — La décision — et le communiqué qu’il te reste à écrire

Nous ne te demandons pas de capituler. Nous ne te demandons pas de disparaître. Nous te demandons de décider.

Suspendre ta campagne. Publier un communiqué sobre et digne dans lequel tu libères tes électeurs. Leur dire que tu places Noisy avant tout — une dernière fois, la plus importante.

Voilà les mots que nous t’aidons à trouver, si tu le souhaites :

« J’ai mené cette campagne pour Noisy, pas pour moi. Les mathématiques du second tour sont ce qu’elles sont. Plutôt que de diviser les voix de ceux qui veulent du changement, je choisis d’agir en responsabilité : je suspends ma campagne et j’appelle mes électeurs à voter pour le candidat d’opposition le mieux placé pour battre le maire sortant. Noisy mérite ce geste. Je le lui dois. »

Ce communiqué-là, Olivier, est le plus fort que tu aies jamais publié. Il sera lu. Il sera cité. Il te survivra.


Mon cher Olivier,

Vingt-cinq ans de combat pour une ville, ça ne se résume pas à un score. Ça se résume à ce qu’on choisit de faire au moment où tout bascule.

Ce moment est là. Il est devant toi. Il n’attendra pas.

Noisy a besoin d’être sauvée. Tu es le seul, aujourd’hui, qui peut encore peser sur ce résultat.

J’en appelle à ton bon sens. J’en appelle à ton expérience. J’en appelle à l’homme que tu es.


« Les voix ne s’achètent pas, les voix s’écoutent. »

Des membres du collectif SAUVONS NOISY

Noisy-le-Sec, le 19 mars 2026


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