
Un compte approuvé… et presque intégralement remboursé
Par une décision du 20 juillet 2026, la Commission nationale des comptes de campagne (CNCCFP) a approuvé le compte d’Olivier Deleu. Les chiffres sont les suivants :
€ Le compte de campagne d’Olivier Deleu selon la CNCCFP
Source : décision de la CNCCFP du 20 juillet 2026.
En clair, le candidat récupère la quasi-totalité de ce qu’il a personnellement avancé.
La décision contient un passage qui intéresse directement l’auteur de ces lignes. Une facture de communication, signalée comme impayée le 23 avril 2026, émanait d’une société dont l’unique associé était colistier. La Commission a estimé qu’un colistier ne pouvant être rémunéré pour sa campagne, cette facture avait été correctement inscrite en « concours en nature », c’est-à-dire comme un apport gratuit. Elle n’en a donc « pas tenu compte ». La décision ne chiffre pas ce concours et ne dit pas si la société concernée a donné son accord. Celle-ci conteste cette qualification.
Toute la question tient dans une distinction. Le bénévolat militant, celui des colistiers, des proches et des sympathisants qui tractent, collent ou donnent un coup de main, est gratuit par nature et n’a pas à être facturé. Une prestation fournie par une entreprise, sur devis, avec des frais réels engagés (hébergement, noms de domaine, messagerie), relève d’une autre logique. En confondant les deux, on transforme une dette en cadeau.
17 septembre : l’audience qui a tout relancé
Ce jour-là, le tribunal administratif de Montreuil examinait deux protestations contre les élections municipales de mars 2026. Olivier Deleu était absent. Première surprise : le rapporteur public a conclu à l’annulation des opérations électorales. Ce magistrat indépendant propose une solution au tribunal, qui n’est pas tenu de la suivre.
Seconde surprise : l’avocate de la liste du maire, en défense, a demandé que le compte de campagne d’Olivier Deleu soit invalidé.
Le compte peut-il vraiment être invalidé ?
1. Olivier Deleu n’a pas été élu. Le juge de l’élection se prononce d’abord sur la régularité de l’élection des élus.2. La CNCCFP ne l’a pas saisi. Le juge ne peut déclarer un candidat inéligible, pour une irrégularité de compte, que s’il est saisi par la CNCCFP (article L. 118-3 du code électoral). La Commission ayant approuvé le compte, elle ne l’a pas saisi.3. Le remboursement relève d’un autre juge. La contestation de la décision de la CNCCFP sur le remboursement relève du tribunal administratif de Paris. Elle est ouverte au seul candidat.La demande de l’avocate semble donc avoir surtout une portée argumentative : fragiliser la crédibilité d’un adversaire qui a pesé dans le contentieux. Il n’en reste pas moins que, pour la première fois, la sincérité de ce compte a été publiquement discutée devant un juge. Le jugement dira si le tribunal s’y est arrêté.
24 septembre : le maire passe à l’offensive
En préambule du conseil municipal, Olivier Sarrabeyrouse a visé trois personnes, dont Olivier Deleu, qu’il a qualifié d’« habitué des annulations ». Il l’a aussi désigné comme le « témoin oculaire » du grief relatif aux enveloppes soulevé dans l’une des protestations. Le maire attribue l’absence d’envoi de la propagande électorale au dépôt tardif des listes de l’opposition, et il a nommément cité « Sauvons Noisy ».
Il a également rappelé qu’en 2001, des élections avaient été annulées parce qu’un candidat figurait à la fois sur une liste et sur une liste d’extrême droite. Il a enfin présenté Olivier Deleu comme un « fidèle soutien de Bruno Retailleau ».
Précisons-le : assister à un meeting des Républicains ne relève évidemment pas de l’extrême droite, et ce rapprochement appartient à la rhétorique du maire. La vraie question est ailleurs. Olivier Deleu a toujours nié avoir assisté, avec son épouse, au meeting de Bruno Retailleau du 16 avril 2025, organisé dans le cadre de sa candidature à la présidence des Républicains. Des photographies l’y montrent pourtant.
En ouverture du conseil municipal, Olivier Sarrabeyrouse a lu une « communication particulière et solennelle ». Trois personnes y sont visées. Olivier Deleu est la seule que le maire interpelle par son nom, « Monsieur Deleu », et dont il fait un portrait détaillé, sous le sobriquet d’« habitué des annulations ». Voici ce qu’il en a dit.
🎙 Conseil municipal de Noisy-le-Sec, 24 septembre 2026 :
« […] selon le témoignage de Messieurs Deleu et Mendaci, cité par le rapporteur public, ces dix formulaires individuels de la liste Noisy au cœur auraient été irrégulièrement remplis et signés par d’autres que les colistières et colistiers légitimes pour cet acte […]. »
« D’ailleurs, les négociations houleuses et les atermoiements de Noisy au cœur, de Monsieur Franceschini et Sauvons Noisy, de Monsieur Deleu, les ont empêchés de déposer leur liste en temps et en heure pour qu’elle soit envoyée à toutes les Noiséennes et tous les Noiséens. »
« Nous retrouvons à ses côtés le témoin oculaire de cette supposée triche, qui n’est surtout pas intervenu et n’a surtout pas dénoncé un flagrant délit d’irrégularité auprès des services préfectoraux. À quoi bon ? Cela peut-être l’amuse-t-il de faire annuler les élections. »
« Rappelons que ce candidat, en 2001, avait fait annuler les élections car il avait sur sa liste un candidat présent sur une autre liste de l’extrême droite. »
« En étant un fidèle soutien de Bruno Retailleau aujourd’hui, on peut dire, Monsieur Deleu, que vous respectez une certaine régularité, une certaine fidélité dans votre parcours politique, que vous tentez parfois d’invisibiliser. »
Rapporter ces propos ne veut pas dire les reprendre à son compte. Ce blog a assez dénoncé les méthodes de cette « communication solennelle » pour ne pas en épouser les invectives. Mais le maire, qui tire à peu près sur tout ce qui bouge, touche parfois juste. Sur quatre points au moins, ses flèches méritent qu’on s’y arrête.
1. Le témoin qui s’est tu. C’est le coup le plus rude, et le maire l’a répété sous forme de question : « Pourquoi les deux témoins sus-cités n’ont pas alerté les services préfectoraux immédiatement, s’ils étaient sincèrement épris de justice et de respect du droit ? » En droit, rien n’y obligeait un simple citoyen : l’obligation de dénoncer ne vise que les crimes (article 434-1 du Code pénal). En politique, c’est une autre affaire. Si l’on en croit son propre témoignage, Olivier Deleu a vu des formulaires signés par d’autres que leurs titulaires. Il n’a rien signalé sur le moment, et il le raconte aujourd’hui devant le juge. On a vu des vigies plus promptes à sonner l’alarme. Il appartient à l’intéressé de s’en expliquer. Ces colonnes lui sont ouvertes.
2. La liste arrivée dernière. Le maire rappelle les chiffres du second tour : « Sauvons Noisy » termine à 4 057 voix de la liste élue, quatrième sur quatre. Il impute en outre aux « atermoiements » de la tête de liste le dépôt tardif qui aurait privé les Noiséens de leur propagande électorale. C’est la version du maire, et le juge dira ce qu’il en est. Mais pour un candidat qui se présentait en rassembleur, se voir désigné en séance publique comme l’un des responsables du fait que les électeurs n’ont pas reçu les professions de foi n’est pas un compliment. Olivier Deleu n’a pas, à notre connaissance, répondu sur ce point.
3. L’« habitué des annulations ». Le maire exhume l’épisode de 2001 : selon lui, le scrutin avait alors été annulé parce que la liste d’Olivier Deleu comptait un candidat également inscrit sur une autre liste, d’extrême droite. Vingt-cinq ans plus tard, le revoici au cœur d’une procédure d’annulation, cette fois dans le rôle du témoin. On ne choisit pas toujours sa légende. On peut, en revanche, éviter de l’entretenir.
4. La fidélité qu’on « invisibilise ». Précisons-le d’abord : assister à un meeting des Républicains ne relève évidemment pas de l’extrême droite, et ce rapprochement appartient à la seule rhétorique du maire. Le mot qui porte est ailleurs : « invisibiliser ». Olivier Deleu a toujours nié avoir assisté, avec son épouse, au meeting de Bruno Retailleau du 16 avril 2025, organisé dans le cadre de sa candidature à la présidence des Républicains. Des photographies l’y montrent pourtant. Chacun est libre de ses sympathies politiques. Encore faut-il les assumer. Démentir ce que l’objectif a fixé, c’est offrir à son adversaire le plus facile des angles d’attaque, et le maire ne s’en est pas privé.
Voici donc Olivier Deleu dans une position peu commune. Il est éreinté en séance publique par le maire qu’il prétendait battre, et il est visé à l’audience par l’avocate de la liste adverse, qui demande l’invalidation de son compte. Une partie de ses propres colistiers lui tient rigueur des choix de l’entre-deux-tours. Et c’est ce moment qu’il choisit pour accuser l’ancien directeur de la communication de sa liste. En politique, cela s’appelle l’isolement. À Noisy, il semble que cela s’appelle un « collectif ».
Le communiqué du « porte-parole »
Ce lundi, Olivier Deleu a ainsi dénoncé l’œuvre, selon lui, d’un « cyber-squatteur ». Il a ajouté que plus rien de ce qui est signé « Sauvons Noisy » sur les réseaux sociaux ne provient du collectif.
Le communiqué ne cite aucune publication précise. Il omet aussi un détail. Le site, les réseaux sociaux, les noms de domaine et les vidéos de campagne ont été conçus et administrés par le directeur de la communication de la liste. Et c’est ce même travail que le candidat a déclaré à la CNCCFP comme un apport gratuit de ce dernier.
On ne peut guère présenter à l’administration un travail comme le don d’une personne, puis expliquer aux électeurs que cette personne se l’est approprié. Lire la réponse de l’intéressé :
COMMUNIQUE IMPORTANT
Chères Noiséennes, chers Noiséens,
Une campagne municipale se prépare en équipe, pendant des mois. Pour cela, nous avons créé, dès 2024, un collectif citoyen qui s’est doté d’un nom, choisi tous ensemble : « Sauvons Noisy ».
C’est ce collectif, « Sauvons Noisy », qui vous a proposé un profond changement pour notre ville. Un programme réalisable en 6 ans et chiffré.
« Sauvons Noisy », ce sont des femmes et des hommes généreux, volontaires, désintéressés qui ont beaucoup travaillé pour notre ville. C’est un collectif de Noiséennes et de Noiséens unis dans les bons jours comme dans les moins bons, et qui n’a cessé de croire dans l’avenir de notre commune. « Sauvons Noisy », c’est une formidable aventure collective.
Aujourd’hui, en pratiquant un acte de sabotage numérique absolument indigne de la générosité, de la sincérité et de l’honnêteté des membres du collectif « Sauvons Noisy », une usurpation caractérisée de nos outils de communication, un cyber-squatteur seul et sans reconnaissance, qui mène une vendetta personnelle, s’est approprié les mois de travail des membres du collectif « Sauvons Noisy ». Et même son nom.
Nous dénonçons une usurpation de notre identité numérique ainsi qu’un abus de confiance s’agissant de la gestion de nos réseaux sociaux. C’est un délit grave puni par la loi.
Une information essentielle à retenir : Plus rien, désormais, de ce qui est signé « Sauvons Noisy » sur les réseaux sociaux ne provient du collectif « Sauvons Noisy ». Il s’agit de contrefaçons, de fausses publications, de fausses informations, faites pour nuire, pour détruire, pour piétiner. Et qui n’engagent aucun des membres du collectif.
Olivier Deleu
Porte-parole du collectif « Sauvons Noisy ».
Communiqué publié par Olivier Deleu sur Facebook le 28 septembre 2026, reproduit à l’identique.
La nuit du premier tour, selon plusieurs colistiers
Au soir du premier tour, l’opposition réunissait près de deux électeurs sur trois. Selon le récit concordant de plusieurs participants, Olivier Deleu réunit ses colistiers, puis quitte rapidement la réunion en invoquant la fatigue. Il se serait pourtant rendu vers 2 heures du matin à Rosny-sous-Bois pour rencontrer Morad Khétala. Les deux hommes seraient alors convenus de négocier ensemble, le lendemain à 7 h 30, avec Thomas Franceschini. Toujours selon ces témoins, Olivier Deleu s’est présenté seul au rendez-vous, une demi-heure avant l’heure convenue, sans prévenir personne.
Beaucoup de ses colistiers ont vécu la suite comme un reniement. La stratégie semblait moins tournée vers la victoire de leur liste que contre celle de Thomas Franceschini. Elle a eu pour effet, de fait, de favoriser la réélection de la majorité sortante.
Voici ma réponse :
RÉPONSE AU COMMUNIQUÉ D’OLIVIER DELEU
Chères Noiséennes, chers Noiséens,
M. Olivier Deleu a publié un communiqué qui accuse un « cyber-squatteur seul » d’avoir commis un « délit grave ». Il ne me nomme pas, mais chacun à Noisy a compris de qui il parle. Je lui réponds avec des faits, pas des invectives.
« Seul et sans reconnaissance » ?
J’étais colistier de Sauvons Noisy, candidat déclaré en préfecture sur cette liste, et directeur de la communication de la campagne. L’équipe m’avait elle-même confié toute la production et la création. On ne peut pas me présenter comme un intrus solitaire après m’avoir remis les clés de la communication.
« Les mois de travail des membres du collectif » ?
Le site, les noms de domaine, les réseaux sociaux, les 27 vidéos de campagne et les textes : c’est moi qui les ai conçus, réalisés et administrés. M. Deleu le sait mieux que personne. Dans son compte de campagne, il a lui-même inscrit ce travail comme un apport venant de moi, sans jamais m’avoir demandé mon accord. On ne peut pas dire à l’administration que ce travail vient de moi, puis dire aux Noiséens que je me le suis approprié.
« Abus de confiance » ?
M. Deleu écrit lui-même qu’on m’avait confié la gestion des réseaux sociaux. C’est reconnaître qui les a créés et qui les faisait vivre. Et si un délit avait vraiment été commis, on déposerait une plainte, pas un communiqué.
« Contrefaçons, fausses informations » ?
Le communiqué ne cite aucune publication, aucun fait et aucun exemple. Il accuse sans rien démontrer.
« Sincérité, honnêteté » ? Parlons-en.
M. Deleu invoque la sincérité et l’honnêteté. Voici quelques faits :
Il a toujours nié avoir assisté, avec son épouse, au meeting de Bruno Retailleau du 16 avril 2025. Des photos l’y montrent pourtant clairement. Le maire l’a rappelé publiquement lors du conseil municipal du 24 septembre, où il l’a surnommé « l’habitué des annulations ».
Le soir du premier tour, selon le récit de plusieurs colistiers, il a quitté la réunion d’équipe en invoquant la fatigue. Il s’est pourtant rendu vers 2 heures du matin à Rosny-sous-Bois pour rencontrer Morad Khétala. Le lendemain, il s’est présenté seul au rendez-vous fixé avec Thomas Franceschini, une demi-heure en avance, sans prévenir personne.
Beaucoup de ses colistiers ont vécu la suite comme un reniement. La stratégie semblait moins tournée vers la victoire de leur liste que contre celle de Thomas Franceschini, ce qui a favorisé, de fait, la réélection de la majorité sortante.
Le 17 septembre, devant le tribunal administratif de Montreuil
Le tribunal examinait deux protestations contre les municipales de mars. M. Deleu était absent. Le rapporteur public a conclu à l’annulation de l’élection. À cette même audience, l’avocate de M. Sarrabeyrouse a demandé que le compte de campagne de M. Deleu soit invalidé. Je ne partage pas les combats de M. Sarrabeyrouse, mais je constate que la question du compte de M. Deleu se pose désormais jusque dans le prétoire.
La transparence ne devrait inquiéter personne
Avant d’approuver son compte, la CNCCFP a interrogé M. Deleu à trois reprises, par écrit. Il lui a répondu par écrit, les 23 juin, 1er juillet et 8 juillet 2026.
Le 20 septembre, j’ai saisi la Commission d’un recours. J’y conteste la manière dont M. Deleu a présenté mon travail dans son compte de campagne. À mes yeux, un compte qui ne s’équilibre qu’en inscrivant comme « apport gratuit » un travail que je n’ai jamais donné pose une vraie question de sincérité. J’y ai aussi demandé la communication de ses trois réponses, sur le fondement des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Ces courriers permettront à chacun de se faire une idée.
Pour le reste, la justice tranchera, et c’est très bien ainsi. Je ne demande à personne de me croire sur parole. Chacun appréciera ce que ces faits disent de la manière de conduire une campagne, et de la loyauté due à ceux qui s’y sont engagés et qui ont cru en lui. Je me réserve toutes les suites prévues par la loi face à des accusations publiques de délit.
Les voix ne s’achètent pas, les voix s’écoutent.
Duarte Francois
❤
« Le maire sortant doit se frotter les mains » ?
Et puisqu’on parle de ce qui a servi le maire sortant, revenons au soir du premier tour. L’opposition réunissait près de deux électeurs sur trois. Au lieu de chercher l’union, la priorité est devenue de faire barrage à Thomas Franceschini. Une colistière de « Sauvons Noisy » a même déclaré publiquement qu’elle voterait pour Olivier Sarrabeyrouse, sans que la tête de liste ne réagisse.
On connaît le résultat. Ce ne sont pas ces articles qui ont réélu le maire sortant, ce sont ces choix-là. Les nommer aujourd’hui, c’est la seule façon de ne pas les répéter en 2032 (ou debut 2028 si les élections sont annulées).
Ce qui reste à venir
- Le jugement du tribunal administratif de Montreuil sur les deux protestations : annulation ou non des municipales de mars.
- Les réponses écrites d’Olivier Deleu à la CNCCFP. Avant d’approuver le compte, la Commission l’a interrogé à trois reprises. Il a répondu par écrit, les 23 juin, 1er juillet et 8 juillet 2026. Leur communication a été demandée sur le fondement des articles L. 300-2 et L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Selon la CNCCFP, le compte et ses annexes ne seront communicables qu’à partir de la fin de l’année 2026.
- Le recours adressé à la CNCCFP par la société de l’auteur, le 20 septembre, contre la qualification d’« apport gratuit ». Il a été déclaré irrecevable le lendemain, ce type de recours étant réservé au candidat. Le litige se poursuit devant le juge judiciaire.
La constance des engagements
Un candidat se juge sur la constance de ses engagements. Chacun appréciera ce que ces faits disent de la manière de conduire une campagne, et de la loyauté due à celles et ceux qui s’y sont engagés.
Je ne cacherai pas ce que je ressens : un sentiment de trahison. J’ai soutenu Olivier Deleu quand il en avait le plus besoin, en y consacrant mon temps, mon énergie et mon savoir-faire. C’est pour mes expertises qu’il est venu me chercher. On me dira que la politique est ainsi faite. Peut-être. Mais de sa part, jamais je ne l’aurais cru. Plus jamais je ne lui ferai confiance, et plus jamais je ne soutiendrai une liste sur laquelle il figurera.
Les voix ne s’achètent pas, les voix s’écoutent.
François Duarté
Électeur inscrit à Noisy-le-Sec, ancien colistier et directeur de la communication de « Sauvons Noisy », président de SENTINELLE DUARTÉ
À lire en complément :
- [Lien vers l’article sur la déclaration du maire du 24 septembre] –>
- Élections municipales de mars 2026 : bientôt annulées ? –>
Sources : décision de la CNCCFP du 20 juillet 2026 relative au compte de campagne d’Olivier Deleu ; code électoral, art. L. 118-3 ; code des relations entre le public et l’administration, art. L. 300-2 et L. 311-1 ; TA Montreuil, audience du 17 septembre 2026 ; déclaration du maire en ouverture du conseil municipal de Noisy-le-Sec du 24 septembre 2026 (enregistrement de l’auteur) ; communiqué d’Olivier Deleu, septembre 2026 ; témoignages de colistiers recueillis par l’auteur.
Cet article s’inscrit dans le cadre de la liberté d’expression garantie par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Il rend compte de décisions administratives et de procédures juridictionnelles en cours, dont l’issue appartient aux seules autorités compétentes. L’auteur déclare son intérêt personnel dans le litige évoqué ; les analyses juridiques sont les siennes et les récits rapportés sont attribués à leurs auteurs.
